Dans la nuit qui m'environne,
Dans les ténèbres qui m'enserrent,
Je loue les dieux qui me donnent
Une âme à la fois noble et fière.
Prisonnier de ma situation,
Je ne veux pas me rebeller,
Meurtri par les tribulations,
Je suis debout, bien que blessé.
En ce lieu d'opprobre et de pleurs,
je ne vois qu'horreur et ombres
les années s'annoncent sombres
mais je ne connaitrai pas la peur.
Aussi étroit que soit le chemin,
Bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme:
Je suis maître de mon destin;
Et capitaine de mon âme.
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William Ernest Henley (23 août 1849 – 11 juillet 1903) est un poète, critique littéraire et éditeur britannique.
Né à Gloucester, il a reçu une éducation non religieuse à la Crypt grammar school. Atteint d'une tuberculose osseuse à l'âge de 12 ans, il dut subir une amputation d'un de ses pieds à mi-jambe. L'écrivain Robert Louis Stevenson, dont il était l'ami, s'inspira de son handicap pour décrire le personnage de Long John Silver, le fameux pirate de son roman d'aventures L'Île au trésor[1]. Henley et Stevenson collaborèrent d'ailleurs à l'écriture de plusieurs pièces de théâtre :
* Robert Macaire
* Admiral Guinea
* Beau Austin
* Deacon Brodie
En 1875, il écrit de son lit d'hôpital le fameux poème Invictus dont le titre latin signifie "invincible". Il disait lui-même qu'il avait écrit ce poème comme une démonstration de sa résistance à la douleur qui suivi son amputation du pied. Ce poème fut l'objet de nombreuses citations.
Il a été très critiqué par l'Église pour ce poème, notamment pour les deux derniers vers, les plus fréquemment cités :
« Je suis le maître de mon destin
Le capitaine de mon âme. »